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Les 5,2 millions de fonctionnaires pourraient voir le point d'indice gelé pendant sept années consécutives, jusqu'à la fin du quinquennat en 2017, une mesure "insupportable" et "inacceptable" pour les syndicats de la Fonction publique.

Les 5,2 millions de fonctionnaires pourraient voir le point d'indice gelé pendant sept années consécutives, jusqu'à la fin du quinquennat en 2017, une mesure "insupportable" et "inacceptable" pour les syndicats de la Fonction publique.

 

 
Le point d’indice restera gelé jusqu’en 2017, a annoncé le gouvernement cette semaine. Jouer sur le point d’indice, c’est augmenter tous les fonctionnaires, alors que revaloriser les catégories C, comme cela a été fait en février, « répond à un devoir de solidarité envers la fonction publique », a justifié le 17 avril sur RMC la ministre Marylise Lebranchu, qui a aussi fait part de son intention de demander un geste de solidarité aux plus hauts salaires, « par exemple ceux qui gagnent plus qu’un ministre ».
Un gel qui met le feu aux poudres - Les représentants des agents ne l’entendent pas de cette oreille : « Il faut une bonne dose de schizophrénie – ou plus sûrement de duplicité – pour afficher une soi-disant volonté de redonner du pouvoir d’achat aux salariés et, dans le même temps, en tant que premier employeur du pays, annoncer que près de 20 % d’entre eux devront continuer à subir des amputations sans précédent », indique la Fédération CGT des services publics. Les syndicats sont d’autant plus inquiets que des discussions sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations doivent débuter le 19 mai. « Au vu des annonces, il est manifeste que la ministre n’aura aucune marge de manœuvre pour ouvrir de véritables négociations », souligne Solidaires.
« C’est ce que je craignais, c’est tout à fait insupportable. Déjà quatre années de blocage de salaires cela ne s’était jamais vu depuis la création du statut en 1945, il y a plus d’un demi-siècle… Alors là, sept ans ! », s’est indigné Guy Barbier, secrétaire général de l’Unsa Fonction Publique.
Incrédule, Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT, premier syndicat de fonctionnaires, affirme de son côté que ce « n’est pas envisageable ». « Si le gel devait être confirmé jusqu’en 2017, ce serait un affrontement », a-t-il dit. Le premier round est prévu dès le 15 mai.
Mobilisation prévue le 15 mai - Les huit syndicats de la Fonction publique (CFDT, CGT, CFTC, FO, FSU, Solidaires, Unsa et FA-FP) ont appelé à une journée nationale d’action ce jour-là contre « l’absence de négociations salariales » et « la dégradation de la qualité de l’emploi public ».
« Près de 20% des salariés de ce pays se voient stigmatisés et contraints à une nouvelle perte massive de pouvoir d’achat alors que la situation est déjà sans précédent », a ajouté M. Canon.
Même surprise pour Brigitte Jumel, secrétaire générale CFDT qui préfère s’« en tenir à ce qu’a dit le Premier ministre », confirmant le gel du point d’indice sans donner de date. Elle estime qu’un gel jusqu’en 2017 est « inentendable » (sic).
« Inacceptable » dans toutes les bouches - « Un an de plus de gel des salaires, c’est déjà totalement inacceptable », a ajouté la responsable du deuxième syndicat de la Fonction publique. Elle rappelle que l’Insee vient de publier une étude qui révèle la baisse du salaire moyen des fonctionnaires en 2012, après 2011, compte tenu de l’inflation. « Si ça se confirme, (…) c’est totalement inacceptable », a également réagi Christian Grolier (FO), se déclarant « extrêmement déçu et extrêmement mécontent ». « Ce sont toujours les salariés qui paient la facture, pendant qu’on fait des cadeaux aux entreprises. On en a assez », a ajouté le responsable syndical.
Pour Bernadette Groison (FSU) c’est « le pire qui s’installe ». « C’est la cinquième année que nous subissons le gel des salaires. Ma première réaction, est une réaction d’indignation et de colère », a-t-elle ajouté.
Dernière revalorisation en 2010 - Au début de l’année, alors Premier ministre, Jean-Marc Ayrault avait assuré que les économies prévues d’ici la fin du quinquennat ne se feraient « pas sur le dos » des quelque 5,2 millions d’agents. En 2010, le point d’indice avait été revalorisé de 0,5% . Une augmentation de 1% de sa valeur représenterait un coût de 1,8 milliard d’euros pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), selon la Cour des Comptes.
Gel du point d’indice jusqu’en 2017 : une rigueur qui glace les syndicats
Tag(s) : #INFO CAEN

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